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L’importance du capitaine dans une équipe ?– BMW Rugby Expérience avec Fabien Galthié. Toute l’actualité du XV de France à l’occasion de l’événement mondial du rugby – Sport sur orange.fr

L’importance du capitaine dans une équipe ?

Fabien Galthié

Le rugby est un sport de tradition anglo-saxonne, au fonctionnement hiérarchique et aux principes importés de la chose militaire. Le rôle du capitaine est directement empreint de ce maillage culturel et donne à celui qui occupe ce poste une fonction très particulière, bien plus prononcé d’ailleurs que dans les autres sports collectifs. Notre ambassadeur, Fabien Galthié, dont on dit qu’il est « capitaine de naissance », nous donne ses impressions directement tirées de son immense vécu et de ses qualités de leader.

Le capitaine est un personnage-clé dans une équipe de rugby. D’abord pour une règle tacite très différente de certains sports collectifs, comme le football : il est le seul interlocuteur vis-à-vis de l’arbitre de champ ! Personne d’autre n’est autorisé à parler au directeur du jeu, sous peine de pénalité, reculade de 10 mètres, carton jaune, et plus si affinités ! C’est la voix officielle des quinze joueurs sur le pré. Il caractérise à la fois l’autorité et la confiance, tout en étant garant de la stratégie à mettre en œuvre.

Mais il y a plusieurs manières d’être capitaine, et plusieurs profils parfois très différents les uns des autres. Tout d’abord, celui de « leader de combat », un peu à l’instar de Thierry Dusautoir. Il y a aussi le « leader stratégique », au sens tactique affuté, dont le modèle actuel pourrait être Fourie du Preez, le demi de mêlée des Springboks. Enfin, le « leader charismatique » à la manière d’un Richie Mc Caw (Nouvelle-Zélande) qui, même diminué par l’âge et les blessures sournoises consécutives à 145 sélections internationales, agit par sa présence comme un talisman qui gagne quasiment à tous les coups !  En général, le poste demande une grosse expérience et un vécu des grandes échéances, notamment les phases finales de Coupe du Monde, les matches joués « au couteau » et lors desquels  le self control prévaut sur l’envie. Il faut aussi être crédible auprès de ses partenaires et avoir une certaine légitimité sur le terrain. Le capitaine, c’est souvent le meilleur joueur, mais pas toujours. Un joueur apprécié et exemplaire peut faire l’affaire parce qu’il va apporter l’abnégation et le « fighting spirit » qui rejailliront forcément sur  ses coéquipiers.

Sur le terrain, le capitaine est un homme d’influence. D’abord, parce qu’il est le seul à communiquer avec l’arbitre. Il influe aussi sur l’aspect individuel de chacun des partenaires, grâce à son leadership et sa perception fine de chacune des personnalités. Enfin, il est le vecteur-clé et le garant de la victoire… Ou de la défaite. Ses décisions sur le terrain peuvent être cruciales dans le déroulement d’un match, notamment lors des choix alternatifs en touche, mêlée ou pour les pénalités. Citons aussi l’impact de sa préparation d’avant-match et son éclairage pendant la rencontre. Il doit être lucide et conscient de son rôle tactique sous la mitraille, ce qui demande un petit supplément d’âme inhérent à la responsabilité du poste.  Il est difficile de dire qu’un capitaine fait gagner un match à lui tout seul, mais il est clair qu’il y contribue souvent. Et, s’il fallait n’en citer que quelques-uns, mettons au pinacle notre Jean-Pierre Rives national qui, en 1979 après une sévère défaite en Nouvelle-Zélande (Ndlr : 23-9), a montré son leadership et son âme de chef en prenant en main le groupe France pour triompher des redoutables All Blacks un jour de 14 juillet (Ndlr : 24-19), Fête Nationale !
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