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Les matches amicaux d’avant coupe du monde : en tirer les principaux enseignements sur le fonds de jeu et les individualités– BMW Rugby Expérience avec Fabien Galthié. Toute l’actualité du XV de France à l’occasion de l’événement mondial du rugby – Sport sur orange.fr

Les matches amicaux d’avant coupe du monde : en tirer les principaux enseignements sur le fonds de jeu et les individualités

Fabien Galthié

La longue préparation d’avant la Coupe du monde, qui a duré sept semaines, s’est conclue par quelques rencontres amicales servant de « match-test » pour mettre en place, peaufiner voire confirmer certains choix ou une stratégie d’ensemble. Que révèlent réellement ces matches ? Sont-ils des signes suffisants de la bonne santé d’une équipe à l’orée d’une grande compétition ? Ont-ils été par le passé des révélateurs efficaces de la bonne tenue du XV de France lors d’une grande compétition comme la Coupe du monde ? Nous avons posé ces questions à notre ambassadeur, Fabien Galthié.

Les matches de préparation sont des bancs d’essai, un peu comme en Formule 1 dans les sports mécaniques. Cela donne au préalable l’état de forme d’une équipe, ainsi que ses choix de jeu et ses options stratégiques majeures. Pour le reste, il est difficile de jouer les devins et de pronostiquer le parcours d’une équipe en Coupe du monde à la seule lecture des matches amicaux. Je rappelle juste à nos lecteurs, jeunes ou moins jeunes, que la France avait été étrillée en Nouvelle Zélande à l’été 1999 (Ndlr : 7-54), ce qui ne l’a pas empêché de triompher en demi-finale de Coupe du monde quelques semaines plus tard contre les All Blacks de Jonah Lomu (Ndlr : 43-21). Certes, sur un match, l’équipe de France a le potentiel pour battre n’importe qui, mais le rugby d’aujourd’hui laisse un peu moins la place à ce genre de débat…

S’il fallait tirer quelques enseignements des derniers matches du XV de France, évoquons d’abord les éléments tangibles : la France a une équipe solide, qui a battu l’Angleterre en rivalisant sur les phases de conquête classique du rugby (touche, mêlée, rucks) et qui est mesure de battre toutes les équipes de poules en phase préliminaire (Canada, Roumanie, Italie, Irlande). Par ailleurs, l’Écosse a proposé un scenario habituel contre la France, elle a été dynamique et nous a beaucoup gêné, notamment par sa « rush defense » - ou défense inversée - qui a coupé les extérieurs à notre ligne de trois-quarts.

Concernant l’équipe de France, nous observons que le jeu mis en place reposera probablement sur un axe vertical fort et privilégiant la conquête, laquelle a été au rendez-vous avec une mêlée solide et une touche astucieuse en contre. C’est un rugby qui privilégie le contact à la prise d’intervalle et qui s’exprime par un jeu d’usure à peu de passes. À la lecture des derniers matches, nous observons que la défense est encore à régler, au vu du nombre d’essais encaissés - notamment contre l’Angleterre - et que le jeu au pied et l’organisation générale sont à revoir. À ce titre, il est difficile aujourd’hui de ressortir une équipe type.

Au sujet des individualités qui ont pu s’exprimer avec ambition, citons peut-être quelques noms : Louis Picamoles, au centre de la troisième ligne, a montré des vertus de pénétration évidentes; il est la motrice de l’équipe, en cassant de nombreux plaquages et en avançant sur sa puissance. C’est le joueur adéquat pour un jeu à zéro passe. Dans le même style destructeur, Mathieu Bastareaud reste un sacré client par sa puissance et son métier dans les rucks.

Le paquet d’avant s’illustre aussi par l’activité intense et l’adresse en l’air d’Alexandre Flanquart, et par le travail en mêlée de Rabah Slimani. Notons par ailleurs la présence solide de Sébastien Tillous-Borde à la baguette en n°9, et la justesse de Scott Spedding à l’arrière, dont les coups de botte puissants et la rigueur dans son placement rassurent les bases arrière du XV de France.

Autant d’arguments pour croire en nos chances dès l’entame des matchs de poule !
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