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BMW Rugby Experience : toute l’actualité du XV de France à l’occasion de l’événement mondial du rugby – Sport sur orange.fr
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Les préparations vidéo/montage dans l’approche tactique de matches : atout stratégique majeur ou effet de mode ?– BMW Rugby Expérience avec Fabien Galthié. Toute l’actualité du XV de France à l’occasion de l’événement mondial du rugby – Sport sur orange.fr

Les préparations vidéo/montage dans l’approche tactique de matches : atout stratégique majeur ou effet de mode ?

Fabien Galthié

L’ultra-spécialisation des postes du rugby aujourd’hui nécessite une analyse fine de tous les paramètres observables durant un match. Fabien Galthié, notre ambassadeur, nous décrypte l’importance accrue du débriefing vidéo.

Le rugby d’aujourd’hui considère la préparation vidéo comme un outil nécessaire, voire essentiel pour aborder un match de haut-niveau. Chaque séance d’entrainement est filmée pour peaufiner notre stratégie générale – offensive et défensive – que nous mettrons en place sur le terrain pour la prochaine rencontre. En outre, cela permet aussi d’étudier globalement le mouvement général de l’adversaire dans ses forces et ses faiblesses. A nous d’identifier les signaux forts et rechercher la meilleure parade pour les contrer.

Mais c’est surtout un outil formidable pour identifier les 5 ou 6 joueurs-clés d’en face susceptibles de faire la différence, et d’y déceler leurs « TOCS » : ce sont leurs tics de jeu, leurs manières de faire basculer un match sur un appui, une feinte de passe, une manière de tourner la tête… tous les grands joueurs ont leurs propres ficelles pour créer des brèches et, même si cela ne sert qu’une seule fois dans un match, trouver la parade à ces gestes nous permet de rassurer et d’apporter des solutions dans notre préparation générale auprès de l’équipe. C’est aussi le bon moyen de pister les points faibles de l’adversaire. Riche de cette observation, nous soumettons la situation au groupe et concentrons notre tactique en conséquence… bref, une séance ne peut plus se préparer sans cette mine d’informations tactiques stratégiques issues de l’analyse vidéo !

Cela nous ouvre un champ d’investigation gigantesque sur la manière de traiter cette masse d’informations. Le « Big Data » du sport débute à ce stade, et la décomposition des toutes ces données numériques, bien triées et référencées, est une arme de performance massive pour le jeu du rugby. C’est l’avenir !

Certes, savoir traiter ces informations est primordial pour isoler les facteurs-clés de succès ou d’échec d’une équipe, mais cela nécessite quelques compétences, non pas sportives ou managériales, mais scientifiques. L’ère des « managers numériques » ou « Data Scientists » a sonné ! La revanche des geeks est en marche, même dans le rugby, et le Data Scientist aura la même importance sur le banc que le préparateur physique ou le physiothérapeute. Un nouveau métier est en train d’éclore, qui utilisera le traitement des données numériques, la statistique, les outils de montage et de prise de vues… et qui définitivement fera passer le rugby du troisième millénaire, à la manière du jeu d’échecs, dans une ère de prédiction de prospective et d’anticipation.
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